Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #2013 catégorie

2016-08-17T22:13:12+02:00

Jamais vide !

Publié par Tilancia
écrit le 31/12/2013
écrit le 31/12/2013

Une flûte sur un mur
A qui l'on vole toutes ses bulles,
Bulles par ci,
Bulles par là,
Ma flûte est vide,
Tiens, en revoilà !

Tilancia

Voir les commentaires

2016-08-17T21:56:43+02:00

La vérité sur les sirènes

Publié par Tilancia
écrit le 22/12/2013
écrit le 22/12/2013

Ça y est, j'ai atteint l'âge de percer le mystère de la surface. On ne doit jamais interagir avec les hommes, les anciens disent souvent qu'ils sont trop peureux pour comprendre quoi que ce soit et que cette crainte se transforme en violence. Je trouve ça fort dommage... Je sais qu'en bas, nous rêvons toutes d'une idylle digne du chef d’œuvre de Walt Disney.

J'ai nagé pendant des heures pour atteindre cette petite plage de galets. C'est ici que je vais pouvoir passer officiellement à l'âge adulte. Ma mère m'a longuement expliqué la méthode à suivre : tout d'abord, brosser ses cheveux jusqu'à ce que les grains de sel les fassent scintiller comme le nacre de nos perles. Ensuite, chanter jusqu'à ce que notre voix se perde au fin fond du récif et que les grottes chantent notre écho. Enfin, implorer la grâce de Poséidon.

Ça y est, j'ai tout fait comme il faut. Le soleil semble se rapprocher, la mer vient saluer une dernière fois ma forme originelle et les falaises chantent pour moi. J'en ai gros sur le cœur mais telle est la destinée des sirènes.

Nombreux sont ceux qui croient que nous sommes de féroces créatures, nombreux sont ceux qui tentent de percer notre mystère, mais jamais personne ne le saura. Je pense que l'erreur de compréhension est ce qui vous empêche, vous, humains, de nous trouver. Je crois que grand-mère disait que c'est ceux qui en parlent le plus qui en savent le moins. Elle regardait toujours vos terres en prononçant ça.

Le moment est venu, mes écailles dansent au rythme effréné de l'écume et soudain, je change. Ma queue se lisse douloureusement, mes cheveux laissent place à un nouvel aileron et ma tête s'allonge. Ma vue se brouille et l'air devient tout d'un coup un ennemi mortel. De l'eau. Vite.

Je me décarcasse à atteindre le rivage et soudain je glisse, je flotte, je nage, je revis. Ma vitesse de croisière n'a jamais été si joyeuse et je ressens à présent un malin plaisir à jouer avec les bateaux. Le reflet dans une coque me montre différemment. Je connais cet animal, je suis un dauphin.

Pourquoi seraient-ils si adorables et accessibles ? Je crois, d'après ma petite expérience, que tout repose dans leur nature humaine. Sous cette forme, nous, femmes sirènes, ne représentons plus aucun danger pour vous. Nous sommes condamnées à vous regarder de loin, ou à vous contempler de près, sans jamais vous toucher comme on aimerait tant.

Tilancia

Voir les commentaires

2016-08-17T21:40:21+02:00

Noël, un cadeau ?

Publié par Tilancia
écrit le 15/12/2013
écrit le 15/12/2013

Cela fait trois jours que je suis ici, au pied du sapin du centre commercial. Le toit est magnifique, admirez cette voûte. Un petit quelque chose attise ma curiosité, là-haut, au sommet de ce grand truc vert. Ça brille. Je trouve ça joli ! Mais on ne me laisse pas aller voir de plus près.
L'endroit regorge de monde mais mes frères semblent eux aussi apprécier le spectacle. C'est la première fois qu'on voit une telle chose. Toute cette agitation est un peu stressante. J'aimerai savoir où est passée maman, elle seule sait me rassurer lorsque je commence à paniquer.
Mon collier, bien que joliement assorti à ma robe, me démange. Allez savoir pourquoi, depuis peu, la tenue chique est requise. Je me demande ce qu'en penserait papa. Il en a de la chance, lui, on ne l'a pas obligé à venir. La seule qui nous accompagne, c'est la dame que maman aime bien. Je crois qu'elle est plus là pour nous surveiller qu'autre chose. Il faut dire que quand on s'y met tous ensemble, on lui donne du fil à retordre. Elle ne permet aucune dispersion, je crois que l'union fait la force, surtout dans un périmètre bien limité !
Mais l'union n'est qu'une force éphémère. Une jeune fille se dirige droit vers nous et est immédiatement séduite par le nœud papillon d'un de mes frères. Elle l'isole, le prend dans ses bras. Finalement, elle ne nous le rend pas, elle crie et la grande dame à ses côtés s'adresse à notre nourrice dans un langage que je ne comprend pas.


"- Maman, maman, celui-là est vraiment trop mignon. Dis, on peut le prendre ? S'il te plaît ! Dis oui, dis oui !

- Bonsoir Madame, combien pour ce chiot ?''


Notre gardienne a bredouillé quelque chose et la petite fille est partie avec lui. Je n'ai rien pu faire.

C'est sous ce truc vert, dans ce drôle de batîment, au coeur de ce carton que notre famille s'est déchirée et que nous sommes devenus des cadeaux de Noël.

Le bonheur des uns fait donc bien le malheur des autres.

Tilancia

Voir les commentaires

2016-08-17T21:27:50+02:00

Le Destin, ce joueur !

Publié par Tilancia
écrit le 7/12/2013
écrit le 7/12/2013

Qu'est-ce qu'une âme sans le renouvellement perpétuel de ses corps ? Je suis témoin, moi, le Sol, de ce phénomène merveilleux qu'est le dessein du Destin. Au cours des âges, j'ai pu le voir tenter de réunir d'anciennes âmes fortement liées qui s'étaient oubliées lors de leurs réincarnations respectives. Ce sentiment de déjà vu, que vous pouvez parfois éprouvez, ne pensez-vous donc pas que c'est bien plus que cela ?

Laissez moi vous narrer cette incroyable histoire. Là, en bas de ce vieil escalier, il y a de cela une vie, la rue était belle, propre. Les lampadaires offraient une douce lumière sur votre rencontre. Vous n'aviez rien en commun si ce n'est le bal du dimanche. En sortant, après avoir gagné un peu en euphorie par l'adrénaline de vos danses et le vin, vos chemins s'étaient croisés.

Arrivés simultanément en bas des marches, vous aviez failli vous heurter en choisissant le même chemin. Toi, tu rigolais et tu la trouvais magnifique. Ton côté gentleman pris le dessus et tu t'étais senti obligé de rire de la situation. Tu lui as dit cette phrase commune que l'on prononce lorsqu'on ne sait pas si l'on doit se décaler à gauche ou à droite pour croiser quelqu'un : "On danse ?".

Elle, dans sa belle robe bleue, t'a regardé avec de grands yeux et ses joues légèrement rosées. A ta grande surprise, elle venait de dire oui. Et c'est là, sur ce petit bout de trottoir que vous vous étiez mis à valser. Le bas de sa robe épousait tes chaussures et sa tête épousait ton épaule. C'était soudain et imprévu mais vous êtes restez là, à valser, comme si le monde entier n'existait plus.

Vous vous étiez revus, puis unis. Jamais l'amour ne s'était trouvé de la sorte. Vous vous étiez aimés et la mort seule sut vous séparer.

Mais aujourd'hui, dans cette nouvelle vie, je suis encore témoins de votre rencontre. Les choses ont changé, la rue s'est colorée d'étranges symboles. Elle, ne porte plus sa robe mais un simple jean. Vous avez hésité avant de vous croiser. Elle s'est déportée à gauche en même temps que toi, puis tu t'es déporté à droite, encore en même temps qu'elle. Elle a rit et t'a dit : "On danse ?".

Mais l'époque est différente, vous vous êtes souris mutuellement et vous avez continuez vos chemins. Qui aurait dit que l'amour était si près ?

Le Destin, disais-je, est un petit joueur qui créé des opportunités. Mais vous devez bien le savoir, non ? Les choses ne se passent jamais deux fois de la même façon.

Tilancia

Voir les commentaires

2016-08-17T21:01:12+02:00

Oups ! La partition !

Publié par Tilancia
écrit le 01/12/2013
écrit le 01/12/2013

Ah, le cours de musique... Mais quel calvaire ! Ce prof allait finir par me tuer ! Des notes, encore et encore, des noires, des blanches, des croches, des doubles croches... Autant de symboles que je n'arrive pas à déchiffrer. Pourquoi donc insiste t-il à nous enseigner cet art inutile ? Je me le demande...
En proie à un ennuie mortel, je gribouillais sur la partition qu'il nous avait donné quelques minutes plus tôt. Des lapins et des nounours étaient à présent nettement distinguables sur les cinq petites lignes noires où étaient auparavant situées des notes. De toute façon, cela était plus sympathique et moins rébarbatif.
Absorbée par mon chef d’œuvre, je ne remarquais pas le professeur qui fondait sur moi avec une grâce bien étrange, sûrement un effet secondaire de la queue de pie qui ne quittait jamais son dos. Ce gars là devait vraiment être habité ! Par quoi, ça, je n'en sais rien... Il venait vérifier Feu mon exercice, transformé en monde des Bisounours. Ni une ni deux, j'arrache le haut de ma feuille et le mange littéralement. Je mâche difficilement et apprécie moyennement le goût fade du papier et de l'encre. Je finis cependant par l'avaler, devant les yeux médusés de la classe. Bon, après réflexion, il est vrai que cela peut paraître un peu délirant !
Comme prévu, je suis renvoyée chez moi, avec un avertissement à faire signer par mes parents : « dévore ses exercices pour amuser ses petits camarades ». Assez explicite, non ?
Sur le chemin du retour, je ne me sens pas bien. Mes oreilles sifflent une drôle de mélodie et ma vision se brouille de hiéroglyphes qui me semblent familiers. J'ai un drôle de pressentiment et soudain mes jambes m'emmènent dans le magasin de musique le plus proche ! Comme en transe, je m'assoie devant un piano et mes mains se mettent à jouer. Mais je ne sais pas jouer ! Et ça continue, encore et encore... Je ne peux pas les stopper. C'est si... naturel ?
Un vendeur me félicite pour mon interprétation de Roméo & Juliette. Une minute : c'est ce qu'on étudiait en classe ce matin ! C'est la partition que j'avais avalé ! Intéressant...


Depuis ce jour, aussi insolite que cela puisse paraître, je n'ai cessé de digérer des centaines de partitions. J'ai mis mon don à l'épreuve et il s'avère qu'il ne fonctionne que sur le piano. Plus précisément, que sur les pianos à queue.

Ma vie a changé. Je suis aujourd'hui l'une des plus grandes pianistes européennes et la seule à jouer sans partition. Chaque jour, lorsque j'enfile ma queue de pie, j'ai une tendre pensée pour ce vieux professeur à qui je dois tout. Maintenant, je suis moi aussi habitée par cette merveilleuse mélodie qu'est la passion musicale.


Si je pouvais me permettre un conseil, je dirais qu'il faut s'intéresser à tout. On ne sait jamais quelle magie va se mettre à l’œuvre !

Tilancia

Voir les commentaires

2016-08-17T20:48:42+02:00

J'étais sorti pour toi

Publié par Tilancia
écrit le 24/11/2013
écrit le 24/11/2013

J'étais venu pour toi et tu le savais. Tu savais combien ça m'avait couté de laisser les miens si loin derrière moi. Tu avais promis que jamais tu ne m'abandonnerais, consciente du sacrifice dont je fis preuve. Je pensais que nous deux c'était quelque chose, que rien ne nous séparerait.

Jamais mon cœur ne fut si douloureux que, lorsque ce matin là, devant ta porte, je frappais, encore et encore. J'attendais que tu daignes me répondre, que tu daignes ouvrir cette maudite porte qui me faisait obstacle. Pourtant, dans ce couloir étroit, je décidais que je ne pouvais réellement pas te laisser partir.

D'un tour de passe-passe je crochetais la porte et entrais à la volée. Cette vieille porte grise laissa place à une chambre vide, silencieuse, triste ... J'avais encore oublié.

Le temps, ce voleur mesquin, me jouait encore un de ses airs nostalgique. Cette vieille porte grise ... Combien de fois allait-elle me redonner espoir de te trouver là, me souriant de toute ton âme. Je m'assis sur ta chaise, face aux fleurs de mes souvenirs. Oui, ça y est, je me souviens. Tu avais dit que tu ne me quitterais jamais mais la mort a su déjouer nos plans. Cette faucheuse cruelle qui s'empare des gens de ton monde si facilement.

Je suis si fatigué d'espérer ton retour. Pardonne moi mais je dois faire mon deuil et nul ici ne saurait m'y aider. Cette pièce est encore pleine de tes souvenirs, de ta présence. Laisse moi t'offrir un peu de moi à travers ce chapeau et cette vieille canne qui te faisait tant rire. Puissent-ils t'accompagner dans ta quête de l'au-delà.

Encore une fois, pardonne moi, mais je dois rentrer. Je ne serais pas loin, juste derrière. Regarde, je n'ai qu'à tendre le bras et le toucher. Il sera de travers, le cadre. Il sera de travers...

J'aurais du le savoir dès le début... J'aurais du savoir que la peinture ne pouvait épouser l'artiste...

Tilancia

Voir les commentaires

2016-08-17T20:37:02+02:00

Rébellion d'en bas

Publié par Tilancia
écrit le 16/11/2013
écrit le 16/11/2013

Est-ce la notre vraie nature ? Tous les mêmes, un coloris pour seule personnalité. Même cet instinct de suiveur suivi. Au fond, si l'on regarde bien, aujourd'hui la société est telle que plus personne n'est original. On se fond dans une masse qui nous enferme et lorsqu'on pense pouvoir s'en échapper, on se rend compte qu'on ne quitte un moule que pour un autre.

Que sommes nous si ce n'est des pions de l'univers ? On naît, on travaille, on meurt. Qui se souviendra de nous tel que nous étions vraiment ? On pourrait penser qu'il est injuste qu'on pleure nationalement des personnes disparues alors que nous, alors que moi, petite chose silencieuse qui travaille, qui gagne sa vie, qui fait partie de l'activité d'un pays entier, qui meurt en silence, ne soit pleurée que de peu de monde. C'est comme si on ne méritait pas plus d'attention que ça. À croire qu'il existe ces personnes d'en haut et celles d'en bas.

En bas nous sommes un. Les gens d'en haut ne font aucune distinction entre nous, ne mettent aucun visage sur nos noms. Pourtant ici nous sommes le cœur de tout. Nous sommes ceux sans qui rien ne serait possible. Nous travaillons autant, sinon plus, que ceux qui ne sont pas que des marionnettes. Comme des poupées, on nous façonne de telle ou telle manière, on nous met là où on sera utile.

Il est temps que tout ce manège cesse. Et à toi, suiveur sans visage, je dis « retournes toi, montre qui tu es et sois en fier ! ».

Tilancia

Voir les commentaires

2016-08-17T20:26:23+02:00

La Nuit : un rêve pour origine

Publié par Tilancia
écrit le 11/11/2013
écrit le 11/11/2013

La Lune avait autrefois un rêve. Elle souhaitait, plus que tout, faire chavirer le cœur d'un homme dont elle se savait éperdument amoureuse. Mais la Lune, malheureuse d'être si loin de son amour qui résidait sur Terre, ne savait comment faire pour attirer son attention. Elle convoqua l'Astre, grand maître de la magie stellaire. Il lui dit en ces mots :

- Lune, je peux t'envoyer sur Terre, mais tu dois savoir que toute magie a un prix.

Cette dernière était déterminée à affronter tous les obstacles qui se dresseraient sur sa route.

- Je ferais n'importe quoi, déclara-t-elle.

- Si tu poses le pied sur ce monde, tu ne pourras plus revenir ici. Ma magie est limitée et je ne pourrai te faire faire le voyage que dans un sens seulement. Es-tu prête à ça ?

La Lune prit le temps de réfléchir. Finalement, l'amour l'emportant sur la raison, elle accepta. L'Astre la fit descendre sur Terre et changea son apparence : sa beauté n'avait d'égale que son ancien éclat lunaire, ses cheveux blancs tombaient en cascade sur ses petites épaules et lui descendaient jusqu'à mi-dos. Elle était petite et mince, on l'aurait confondu avec une enfant sans ses courbes généreuses. Le magicien l'avait même habillé d'une robe d'un bleu nuit extraordinaire.

La Lune était heureuse, elle songeait à sa future vie. De ce pas, elle s'empressa de rejoindre son bien aimé qui n'était autre que le prince des Dunes. La hasard faisant bien les choses, elle l'aperçut ce même soir, assis sur une dune de sable. La nuit était noire comme le désespoir mais elle le reconnu. Tout en s'approchant, elle entendit comme des reniflements. Était-il en train de pleurer?

- Pourquoi pleurez-vous monseigneur ? S'enquit la Lune, affligée de le voir dans un tel état.

- Ma Dame, elle a disparu. Jamais plus elle n'éclairera mes nuits.

- Enfin, de quoi parlez-vous ?

- La lune, chaque soir je la contemple et je lui parle. Ce soir, elle n'est plus et mon cœur est perdu.

Quelle chance pour la Lune, c'était le moment de dire à ce prince qu'elle n'était pas très loin, mais juste là, à côté de lui. Elle allait pouvoir lui réchauffer le cœur.

- Oh monseigneur, c'est moi... Oui, c'est moi la Lune.

Entre deux larmes, le prince la regarda attentivement. Elle était une belle jeune femme, mais sa beauté n'était rien à côté de celle qui avait volé son cœur.

- Pardonnez moi, jeune dame, mais nulle ne saurait remplacer ma belle.

- Mais puisque je vous dis que je suis celle que vous pleurez !

- Assez ! N'avez-vous pas honte de faire souffrir un homme déjà brisé ? Je ne trouve rien en vous qui ressemble à celle que j'aime. Je souhaite que vous ne réapparaissiez plus jamais devant moi.

Le prince, meurtri, repartit en direction de son palais sans un regard en arrière pour la Lune. Elle comprit que sa métamorphose la rendait méconnaissable aux yeux de son amour et que sa disparition de la voûte étoilée l'avait anéanti. Aujourd'hui si près de lui, elle ne s'en était pourtant jamais sentie aussi loin. Son cœur lui faisait mal et elle pensait à quel point sa décision avait été égoïste. Cependant, vouloir toucher l'être aimé est-il si égoïste ? C'est avec cette question en tête que la Lune resta assise sur la plus haute dune du royaume.

On raconte que cette nuit là, elle pleura si fort que la neige tomba sans fin. Le désert de sable était à présent un désert de glace. La Lune était désormais perchée sur une dune d'une hauteur impressionnante. Elle pouvait presque toucher le ciel, ce monde qui lui manquait tant. Son monde.

Ses sœurs étoiles, attristées par son sort, se mirent toute d'accord. Puisque l'Astre ne pouvait la ramener, elles décidèrent de toutes se casser une branche. Ces milliers de bouts d'étoiles furent assemblés par le Soleil, qui appréciait également la Lune. Il les fit fondre légèrement et en forma une corde longue de plusieurs centaines de mètres, d'une solidité à toute épreuve.

La Lune, dans un moment de solitude extrême, vit tomber sur sa dune une corde d'une brillance intense. Elle la crut de cristal mais sans y réfléchir plus longtemps, la saisit à deux mains et y grimpa. Le parcours était long et ses petites mains étaient en sang. La corde était tranchante à souhait mais peu importe, elle se promit d'y arriver, même si pour cela elle devait perdre la vie. Lorsqu'elle arriva au Niveau Intermédiaire, un espace ne faisant partie ni de la Terre, ni du ciel, elle retrouva sa forme originelle, à l'exception près que ses mains abîmées avaient laissé place à des cratères sur sa surface lisse.

Le Vent s'invita à l’événement et souffla fort, très fort pour détruire la corde et par conséquent, le passage entre les deux mondes.

On raconte que la Lune ne brilla jamais tant depuis. Les Étoiles étaient devenues plus que des sœurs pour elle et leur scintillement devint irrégulier, ce qui donnait encore plus de charme au ciel. Le prince retrouva sa belle et l'aima encore plus. Il lui parlait toute les nuits et craignait qu'elle reparte un jour. La Lune l'aimait de là-haut et ne changerait ça pour rien au monde.

La corde se dissipa en un nuage de poussière et on aime à croire qu'aujourd'hui, au fin fond des dunes de sable, se trouvent les grains de poussière d'étoiles. Bonheur et amour légendaire attendent ceux qui sauront les trouver.

Alors, pourquoi êtes-vous toujours là ? Foncez !

Tilancia

Voir les commentaires

2016-08-17T19:52:49+02:00

Nuit blanche

Publié par Tilancia
écrit le 5/11/2013
écrit le 5/11/2013

Comment en est-on arrivé là ?

Je me sens honteux de ce que je lui fais, je ne mérite pas toute cette beauté et cet amour qu'elle m'apporte en ce jour si cher à ses yeux. Tout ceci n'est que mascarade et tromperie. La famille le sait mais pas elle. Tant de fois j'ai essayé de le lui dire … La vérité c'est que je ne veux pas la blesser, bien que ça soit inévitable. Je l'aime tant, si je l'ai demandé en mariage, c'était uniquement pour la garder pour moi et moi seul. Qui laisserait s'envoler un si beau papillon ?

Un esprit si tourmenté devrait pouvoir trouver la paix ! Mon égoïsme me tue à petit feu.

Pas ce soir, demain... Oui demain, je lui dirai tout. Je lui dirai combien je l'aime et combien je suis désireux de rester à ses côtés jusqu'à la fin.

Cette fin, c'est pour dans deux mois...

Tilancia

Voir les commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog