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2016-08-30T23:59:52+02:00

M'Arci bien !

Publié par Tilancia
écrit le 30/08/2016
écrit le 30/08/2016

Un panier, des pommes, une poire, du raisin...mouais... Encore une nature morte peu inspirante. Je devais pourtant terminer ce fichu article pour le lendemain, sinon, j'allais moi-même devenir un truc mort ! Mon powerpoint me renvoyait la page blanche d'un air accusateur. L'illumination suprême se faisait visiblement attendre.

J'attrapais paresseusement mon café, appuyant au passage sur mon clavier. Un combo d'origine incertaine eut raison de ma maigre mise en page et tout s'en fut retourné. Devant moi, le panier prenait à présent une allure de vieux personnage joufflu aux cheveux hirsutes. Il me sourit de toutes ses dents...enfin, de ses raisins, et bafouilla quelque chose d'incompréhensible.

O-K ! Pas de panique, je venais juste, clairement, de perdre la raison. Mais la chose continuait à parler et, apeurée, j'éteignais aussi vite que possible l'écran de l'ordinateur. Le café ou la fatigue, les deux, ou dieu seul sait quoi encore me faisait délirer. Il me fallait une pause. J'allais jusqu'aux toilettes pour me rafraîchir, aspergeant mon visage d'eau froide avec une telle ardeur que j'aurai pu m'y noyer. Je regardais ma montre : minuit et quelques. Il fallait que je me remette au travail, l'esprit sérieux et rationnel. Mais comment rester rationnelle lorsqu'arrivée à mon bureau, je trouvais une orange à demie croquée, sur laquelle on pouvait lire :

« Lorsque la situation t'échappe, change de point de vue. Bien à toi, Arci. ''

Abasourdie, je rallumais l'écran. Le vieux n'avait plus de bouche ! C'en était trop. Un battement de coeur plus tard, le souffle court, je sombrais dans l'inconscience.

Au petit matin, je me réveillais avachie sur le bureau, complètement courbaturée. Le clavier était imprimé sur mon visage, j'avais même bavé sur mes fiches de notes. La honte. Le chef se rapprochait de mon poste d'un pas décidé, l'air grave. J'essayais de reprendre un minimum de contenance lorsqu'il arriva à ma hauteur. L'instant d'après, il me félicitait pour mon article remarquable sur Arcimboldo. Un coup d'oeil au moniteur et je vis que la bouche du vieux était de retour, à présent juste une orange dans un panier lambda.

Les jambes en coton, je vous jure, et libre à vous de me croire ou non, que cette nuit là, je n'ai pas écris un traître mot.

Tilancia

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2016-08-20T18:12:28+02:00

De Vendredi à Mercredi

Publié par Tilancia
écrit le 20/08/2016
écrit le 20/08/2016

Alors que l'avion sombrait dans la mer agitée, j'adressais une dernière prière silencieuse.

Jour 1

Je me suis échoué sur une île... avec ma valise. Dedans, rien d'utile à la survie : du Tolstoï, du Musso... bref, une série de livres qui devait tuer l'ennuie des vacances. J'ai arraché les pages de titres pour pouvoir transmettre mon histoire. Je n'y connais rien en survie, je vais mourir, c'est sur.

J 10

Il ne me reste plus que 4 pages, j'ai perdu les autres en pêchant dans une crique. Je ne sais plus quel jour nous sommes. J'ai tellement faim que je dévorerai bien un bouquin... La chaleur est assommante, le soleil éreintant. Il n'y a personne ici, je suis seul. Je continue à croire que je vais mourir. Si ces écrits sont retrouvés, je lègue le peu que je possède à ma sœur, Louise.

J X

C'est ma dernière page. J'ai brûlé tous les livres pour survivre aux nuits hostiles, pour manger et me réchauffer aussi. Ces derniers mots décriront l'homme que je suis devenu. Un survivant. Un barge. Un taré assurément. Je me nourris de tout ce qui bouge, mon ouïe et ma vue se sont améliorés. Je suis un prédateur, le maître de l'île. Mon île.

Je serai désormais Mercredi. J'attends Robinson ou une pâle copie pour... un festin de minuit !

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2016-08-19T10:45:17+02:00

Pa-paradis

Publié par Tilancia
écrit le 17/08/2016
écrit le 17/08/2016

Je savais que ça allait encore bouchonner. Je maudis cette foutue route et ce foutu soleil, qui daigne montrer le bout de son nez seulement quand ça l'arrange, c'est à dire quand moi ça me dérange. La voiture s'est transformée en véritable fournaise, mon crâne me fait mal, j'ai soif.
L'espace de quelques instants, je crois que ma vue se trouble, puis, recouvrant mes esprits, je me rends compte que les véhicules devant moi ont disparu. Tous. A la place, seul un grand panneau subsiste : il indique un petit coin de paradis si je prends la prochaine à droite. Une vraie perle ! 7573 kilomètres, c'est un défi que je peux relever. Le monde m'appartient.

J'entends déjà la musique des îles ''tut tut tut'', ''tuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut''.

Je me réveille d'un bond, pas loin de me payer le plafond de la voiture. Le bouchon est de retour, les voitures aussi et elles sont loin devant. Les klaxonnes répétés me font comprendre qu'il faut que j'avance. Amer, je dépasse le panneau, promoteur d'un canapé dernier cri.

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2016-08-19T10:43:34+02:00

Boulot ingrat

Publié par Tilancia
écrit le 12/07/2014
écrit le 12/07/2014

Ce vieux cadre s'accorde bien avec ce vieux mur, peut-être était-ce un miroir ? En tout cas, ce qui se tient en face de moi ne me renvoie rien. Dois-je y voir un quelconque message ? De ce rien je devine les erreurs de toute une vie, des erreurs qui m'amènent aujourd'hui ici, seul.
Si je m'arrête souvent dans cette ruelle, c'est pour faire face à ma conscience. Mon travail, mes obligations, tout cela m'oblige à la cacher au plus profond de mon être. C'est sur ce petit pavé que je la retrouve, l'espace de quelques minutes. Elle était pourtant si belle autrefois...
Il est l'heure d'y aller. Aujourd'hui encore je vais en faire pleurer...

Tilancia

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2016-08-19T10:41:38+02:00

Traversons

Publié par Tilancia
écrit le 1/07/2014
écrit le 1/07/2014

Le jour se lève sur la mer enfin calme. La nuit n'a été que tempête et les marins de ce petit voilier sont tous épuisés. Sans le savoir, ils ont franchi un cap dont le retour semble impossible. L'Homme de la mer est fort occupé. Il ne peut se déplacer pour accueillir ses nouveaux hôtes. D'un son unique il appelle son messager terrestre. Il va guider nos hommes jusqu'au linceul blanc qui émerge de nul part et de partout à la fois, de la mer je crois. Il est l'heure de virer de bord et de descendre dans les entrailles abyssales de ce liquide étrange.

Qui eut cru que le Passeur était une mouette ?


Tilancia

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2016-08-19T10:40:00+02:00

C'est moi

Publié par Tilancia
écrit le 22/06/2014
écrit le 22/06/2014

Le regard que je porte sur notre bas monde n'est pas très positif. Je le regarde d'un air absent, froid, comme si je n'en faisais pas partie. Je n'ai pas peur de dire que je me sens supérieure aux autres. J'aime leur marcher dessus, après tout, c'est mon métier. J'arrive tel un fléau dans leur vie et ma géante emprise ne leur laisse que très peu de répit. Ils finissent tous par crouler sous mon poids. Ces hommes me représentent parfois sous des traits féminins, alors pour leur faire plaisir je revêts cette forme impitoyable.
Je suis la Mort.

Tilancia

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2016-08-19T10:34:15+02:00

Abra... bric à brac

Publié par Tilancia
écrit le 19/06/2014
écrit le 19/06/2014

Le magicien avait une fois encore réalisé le numéro interdit. Les âmes s'étaient échappées de leurs corps pour voyager dans d'autres. La danseuse avait atterri dans le corps du chien. Estomaquée à l'idée de faire sa représentation nue, le pelage ne comptant pas comme un costume à ses yeux, elle enfila rapidement une petite fraise qui se trouvait non loin de là. Un collier... un simple collier pour la rassurer. Notre pauvre chien, lui, était arrivé dans le corps de Bozzo le clowm. Incapable de parler ou de se servir de ce nouveau corps, il regardait son ancien réceptacle en se laissant maquillé. Si vous suivez le raisonnement, vous comprenez donc que le clown a atterri chez notre danseuse. Se trouvant trop beau, trop bien apprêté, il s'empressa de se mettre devant le miroir le plus proche, défit son chignon tiré à quatre épingles et, du gel plein les mains, tenta de se faire une crête digne du clown qu'il était.

Le magicien faisait la gaffe plusieurs fois par an, cependant il était impossible de prévoir dans quel corps allait être mutée telle ou telle âme.

Vous vous demandez sûrement ce qu'est ce sort interdit... Ma foi, vous ne le saurez pas. Sachez seulement qu'après avoir lu ces quelques lignes, vous ne serez plus le même !

Tilancia

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2016-08-19T10:32:00+02:00

Regarde moi

Publié par Tilancia
écrit le 11/06/2014
écrit le 11/06/2014

Il était une fois deux camarades de classe qui ne se parlaient jamais. A chaque pause, chacun sortait son téléphone et s'enfermait petit à petit dans sa bulle. Mais le Créateur voyait cela d'un mauvais œil. Les deux jeunes gens semblaient absorbés par leurs petites machines et ne se saluaient même plus.
Un jour qu'ils étaient de sortie scolaire, rebelote. Le Créateur, à bout de patience, les figea dans l'embrasure d'une porte qui avait autrefois existé. Là, dans un vieux mur de pierres, nos deux amis se retrouvaient dans les bras l'un de l'autre. Le Créateur avait été intelligent, il avait caché les téléphones portables derrières les visages des deux amis.
Désormais et à tout jamais, au lieu de voir un écran, ces jeunes gens verront un visage. Si j'osais je vous dirai :
« Prenez votre mal en patience... Le Créateur s'est assoupi... Vous avez amplement le temps de faire connaissance ! »

Tilancia

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2016-08-19T10:16:39+02:00

J'aurai ta peau

Publié par Tilancia
écrit le 5/06/2014
écrit le 5/06/2014

Je déteste cette formule et Dieu seul sait qu'elle me le rend bien. Je suis persuadé qu'elle est capable de sentir la haine que je lui voue et que c'est pour cette raison qu'elle se venge. A chaque devoir, elle est là, silencieuse, sournoise. Elle me regarde et me nargue, je le sens ! Elle arrive de partout et de nul part à la fois. Mes cauchemars ne savent pas non plus comment l'extraire de mon crâne. Aujourd'hui, alors que je sors prendre l'air, je l'aperçois une nouvelle fois ! Elle est immense, en marbre blanc et plus que jamais j'ai peur qu'elle m'écrase comme le vulgaire insecte que je suis. Je me roule par terre, je hurle pour qu'on me vienne en aide. C'est alors qu'un homme en blouse blanche arrive, essoufflé. Il n'a pas peur d'elle, il me protège même.
- Mr Einstein, il est l'heure de rentrer et de prendre vos cachets.
Je lui fais confiance et le suis sans histoire. Ce soir encore je mettrai mon beau pull, vous savez, celui avec les manches croisées.

Tilancia

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2016-08-18T12:33:09+02:00

Maman l'avait dit !

Publié par Tilancia
écrit le 30/05/2014
écrit le 30/05/2014

Maman m'avait dit
Tu finiras vieille fille.
Ne voulant pas la croire
Je lui dis attends de voir.
Au final j'en déniche un,
Un gars vraiment bien.
Mais le jour J,
En pleine cérémonie,
Le marié s'est enfuie
Avec ma copine Julie.
Le buffet fut quand même mangé
Maman et moi étions gavées !

Tilancia

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